Black Is The Warmest Color, pour le plaisir des mots

Une chose que j’aime dans la vie, ce sont les mots. Manipuler les mots à sa guise pour imager ses émotions, pour peindre ses opinions et pour donner vie à son monde intérieur.  Imaginez maintenant tout cela dans le cadre d’une soirée voulant promouvoir des auteur(e)s et comédien(ne)s émergent(e)s issu(e)s de la communauté afro-descendante : le  septième ciel !

Un délice pour les amoureux de la langue

C’était le cas lors de la première édition de la soirée Black Is The Warmest Color : Chapitre 1 qui a eu lieu le 20 octobre dernier au Café Velours à Montréal. Le concept était simple, une brochette talentueuse de comédiens a fait la lecture de différents textes originaux..  Donc, pas une pièce de théâtre pas une soirée  Slam mais disons un entre deux.  Le public a été transporté de poésie à fiction, de monologue à dialogue en étant immergé dans les œuvres par le pouvoir des mots, accentué par le jeu des acteurs. Plusieurs sujets ont été abordés, l’appropriation culturel a été au cœur du texte intitulé « J’existe » de Stella Adjoke, la recherche identitaire vécue par les enfants d’immigrants a été abordée dans « À cheval » de l’auteure Axel K. (et interprêté par Lula Brouillette-Lucien) et l’expérience féminine entre amour, séduction et acceptation de soi a pu être entendue dans plusieurs des œuvres.  Pour les amoureux de la langue, on peut dire que nous avons été servi.

Création, représentation et philanthropie : une formule gagnante !

Poussée par le désir de rassembler des artistes noirs dans un espace créatif permettant de pallier au manque de représentation dans le milieu culturel, Miriame Gabrielle Archin a été l’instigatrice du collectif Black Is The Warmest Color. Se définissant elle-même comme artiste et comédienne, elle a tenu à créer un projet où la liberté artistique était de mise : « Les auteurs ont vraiment soumis les textes qu’ils voulaient, la seule chose sur laquelle j’ai insisté était que ce devait être des textes qui leur parle. C’est vraiment ça. Pour le plaisir de jouer, pour le plaisir de partager. Ultimement, j’aimerais que ça débouche à des créations et à des opportunités. », a souligné Miriame. Et pour couronner le tout, en plus de sa vocation artistique, cette soirée avait aussi un volet philanthropique. En effet, une partie des profits amassée a été versée à la librairie Racines, une librairie faisant la promotion d’œuvres littéraires par et sur les communautés racisées.

Pour le chapitre 2…

Seul bémol de la soirée…l’attente d’une heure pour que les prestations débutent. Le retard a quelque peu teinté l’expérience du public dont la lassitude pouvait se faire sentir. Bien heureusement, la sincérité des textes et la générosité des acteurs ont été en mesure de relever le tout mais bon, ce serait une amélioration à apporter pour les prochaines éditions. Je recommande toutefois fortement d’assister au Chapitre 2 de Black Is The Warmest Color. Si tout comme moi vous aimez vous laisser emporter par les mélodies harmonieuses que forment les mots, vous ne serez pas déçu.

Black is the warmest color

Pour en savoir plus sur le collectif Black is the warmest color, visitez leur page Facebook

 

 

 

 

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